Il y a des ordinateurs de légende, ne serait-ce que parce qu’ils furent une révolution en eux-mêmes, et c’est le cas des Amstrad CPCs, pourtant si critiqués. La recette d’Amstrad, alors fabriquant d’éléments de chaines haute fidélité, est simple : proposer au grand public un ordinateur dont la technique a déjà fait ses preuves, pour des composants au moindre prix, et livré dans un système complet comprenant l’écran dédié. Il s’en suit une machine réellement désuète, sans grand intéret pour l’évolution de la microinformatique de l’époque, mais proposée à un prix défiant toute concurrence ! A l’époque, les premiers Amstrad CPC464 avec écran monochrome, le premier véritable micro-ordinateur familial « Plug’n Play », était proposé à un prix équivalent au prix d’un ordinateur classique seul (C64, MSX, Thomson MO5, etc.). Le succès fut tel qu’Amstrad imagina rapidement une suite logique à cet évènement et produisit encore 4 modèles supplémentaires afin de créer une famille de machines tout à fait compatibles et évolutives. Ainsi nacquirent par la suite les CPC 664, tombé aux oubliettes pour cause de précarité, et le célébrissime CPC 6128, suivit plus tard par les CPC 464+ et CPC 6128+.
Tous les Amstrad CPCs, y compris les ordinateurs dédiés au traitement de texte, les PCW256 et 512, tournent autour du bien connu (et bien maitrisé !) Zilog Z80A à 4 MHz. Le circuit graphique utilisé par tous les CPCs est le très connu Motorola 6845 (les cartes CGA des IBM PC), et affiche plusieurs résolutions au choix dans une palette de 27 couleurs (3x3x3, composantes RVB) : 160×200 en 16 couleurs, 320×200 en 4 couleurs, 640×200 en monochrome. A bien y regarder, cela correspond aux capacités d’un ordinateur du tout début des années 80 ! Coté son, les CPCs utilisent tous un General Instruments AY-G-8912, avec ses habituelles 3 voix en PSG plus canal de bruit. Pour la mémoire, les CPC464, 664 et 6128 sont dotés respectivement de 64, 64 et 128 Ko de RAM. Le détail différenciant le plus les trois modèles est l’utilisation comme unité de mémoire de masse soit d’un lecteur de cassette (464), soit d’un lecteur de disquettes (autres modèles), à ceci près que le format choisit, chose curieuse, n’est pas le déjà futur standard des années 80, le 3 pouces et demi, mais le 3 pouces-tout-court. Aberrant, surtout quant on voit le prix des disquettes vierges, près de trois fois supérieur au prix des disquettes normales !
Mais l’Amstrad CPC, surtout le 6128, a obtenu un tel succès auprès du grand public que malgré ses faibles qualités intrinsèques, cet ordinateur est une légende, et ne sera pas oublié de si tôt par la pluspart de ses anciens utilisateurs.
Pour :
- Le prix, pour une configuration aussi complète
- Unité de mémoire de masse incluse
- Une machine fonctionnelle livrée prête à l’emploi
- Un Basic agréable et performantContre :
- Le manque d’innovation technique
- La faible qualité de l’écran couleur fournitVous pouvez en voir une publicité. Une autre, encore une autre, et une dernière !
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